Gabon : le pays contracte à nouveau un emprunt de 92 milliards de FCFA au FMI qui semble très enchanté de lui venir en aide tous azimuts

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Kristalina Georgieva Directrice Générale du FMI et David Malpass Président de la Banque Mondiale, © D.R

Le Fonds monétaire international vient à nouveau d’approuver le décaissement de 152,61 millions de dollars, soit un peu plus de 92 milliards de FCFA. Une décision approuvée le 31 juillet passé par le conseil d’administration de l’organisme au titre de l’instrument de financement rapide (IFR), certainement pour permettre au pays de faire face au Covid-19 dont les populations doutent de plus en plus, alors que la maladie s’accentue.

Le 9 avril 2020, alors que la pandémie du nouveau Coronavirus était au centre de toutes les attentions, le Gabon avait reçu 88 milliards de FCFA du FMI pour faire face aux conséquences déplorables du virus sur l’économie nationale. Ce 31 juillet, 92 milliards de FCFA sont à nouveau accordés au pays, toujours pour faire face à ces mêmes effets négatifs qui n’ont pas pu être atténués par tous les autres financements déjà reçus depuis le début de la pandémie.

Cette fois-ci selon le fonds monétaire international, la diminution significative de la demande extérieure et l’intensification des effets de la pandémie du Covid-19 ont détérioré les perspectives de croissance et aggravé les positions extérieures et budgétaires du pays. Un nouveau prêt est donc nécessaire pour atténuer ces effets pervers d’une économie vantée comme résiliente par les plus hautes autorités.

Cet énième prêt d’une somme aussi importante permettrait au pays de renforcer son système de santé, de mettre à l’abri les couches sociales les plus vulnérables, ainsi que  soutenir le secteur privé languissant. En effet, les PME qui contribuent significativement dans l’économie du pays, sont pour la plupart abandonnées à elles-mêmes depuis que cette pandémie a élu domicile au Gabon.

« Les administrateurs prennent acte des progrès réalisés par les autorités dans la mise en œuvre de mesures immédiates visant à limiter la propagation du virus et à en atténuer les répercussions sociales et économiques. Ils notent toutefois qu’une nouvelle détérioration de la conjoncture mondiale et une intensification des effets de la pandémie de la Covid-19 ont considérablement assombri les perspectives macroéconomiques depuis le premier achat au titre de l’IFR, ce qui a créé de nouveaux besoins de financement », indique Mitsuhiro Furusawa, directeur adjoint du FMI.

Jofrid MAYOSSA

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